dimanche 23 septembre 2012

L'agronomie (INRA) pour une agriculture bio performante



La France en est le quatrième consommateur mondiale (2008) de pesticides, herbicides, fongicides et autres produits phytosanitaires derrière les USA, le Japon, le Brésil.
Consommation d'herbicides, pesticides et fongicides en Europe. Source : http://www.uipp.org/Services-pro/Chiffres-cles/Reperes-monde-et-Europe



Les pays industriels producteurs de riz (Japon, Corée) sont les plus gros consommateurs de substances actives à l'hectare (plus de 10 kg), loin devant l'Europe et les USA. En Europe, ce sont les Pays-Bas, l'Italie et le Royaume Uni qui consomme le plus de Substances actives à l'hectare (7 à 9 kg/ha), devant la France (4,4), l'Espagne et l'Allemagne (2,3-2,4).
Consommation de pesticides dans le monde. Source : http://draaf.midi-pyrenees.agriculture.gouv.fr/Analyse-du-service-de-la


Pourtant, des initiatives scientifiques existent qui prouvent qu'il est possible d'obtenir de hauts rendements à l'hectare, sans herbicides. C'est l'objet d'un article publié vendredi 21 septembre dans Libération.Cette "expérience agronomique s'est déroulée en Côte d'Or pendant dix ans sur une parcelle de 20 hectares.

"Le trio blé, orge, colza bourguignon a été délaissé au profit de rotations complexes, étalées sur plusieurs années (...). Objectifs : varier les compétitions entre plantes cultivées et mauvaises herbes. Retarder les dates de semis pour détruire les mauvaises herbes dès qu’elles sortent de terre, et semer ensuite. Ou les étouffer par un semis deux fois plus dense que d’habitude. Introduire «des cultures de légumineuses», dont la luzerne, capables d’utiliser directement l’azote de l’air et donc d’éviter l’usage d’engrais en ravitaillant le sol en matière organique"

Lire l'article en entier

dimanche 2 septembre 2012

La pollution à la source de la plupart des maladies

Dominique Belpomme est professeur à l'université Paris-Descartes. Il est à l'origine de l'appel de Paris en 2004, qui déclare dans son article 1 que " Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l'environnement", notamment la pollution chimique (art. 2). En conséquence, il est favorable à un changement de paradigme médical.
Habituellement la médecine recherche l'origine des maladies dans les gènes (donc dans l'acquis), ou dans le mode de vie (alcool, tabac). Par ailleurs la recherche médicale et la médecine ont comme principe d'identifier la maladie pour soigner le malade, mais sans forcément à rechercher les causes de la maladie, ce que le Pr Belpomme résume ainsi "La médecine a toujours été plus à l'aise pour décrire les maladies  que pour en rechercher les causes  et y trouver les remèdes." (p. 105 Avant qu'il ne soit trop tard)
Le développement des cancers et l'incapacité de la médecine à les guérir l'a poussé à formuler l'hypothèse suivante "Car, contrairement à ce qui est encore affirmé sans raison scientifique valable, le cancer n'est pas seulement une maladie liée à notre mode de vie ou au vieillissement de l'organisme, mais une maladie de l'environnement, causée par la dégradation physique, chimique ou biologique de celui-ci, que nous provoquons." (p.25, Avant qu'il ne soit trop tard)
Voici ci-dessous quelques extraits de son ouvrage "Avant qu'il ne soit trop tard", Fayard, 2007





Notre médecine moderne s'est orientée et s'oriente toujours vers la génétique -l'étude des gènes-, et croit fermement que grâce à l'étude du génome - l'ensemble des gènes - elle pourra un jour comprendre la nature des maladies et mettre au point de nouveaux traitements qui, selon elle, permettront la guérison de tous les malades ou du moins de la plupart d'entre eux. Bien évidemment, elle se trompe, car les causes de nos maladies ne sont pas dans notre corps, mais dans l'environnement, et la génétique ne pourra pas, sauf dans quelques très rares cas, parvenir à la mise au point de nouveaux traitements.
(…)
Les lésions responsables du cancer - les gènes du cancer - sont situés dans les cellules cancéreuses. Cest donc dans le génome de ces cellules qu'on cherche à comprendre la maladie, et non en dehors. c'est ce que font la plupart des chercheurs aujourd'hui. ils tentent d'inventorier les gènes du cancer et de comprendre comment ces gènes sont à l'origine de la transformation des cellules normales en cellules cancéreuses, comment, en se multipliant, ces cellules donnent naissance à une tumeur et comment celle-ci se développe dans l'organisme. L'objectif était louable il y a vingt-cinq ans, et j'y ai moi-même contribué. aujourd'hui il a atteint ses limites et conduit à une fausse piste. on connaît maintenant dans les grandes lignes la façon dont se développe et progresse un cancer. En fait, on a découvert l'extrême complexité des désordres moléculaires au niveau du génome ainsi que leur très grande disparité d'un type de cancer à l'autre, et même pour un type donné de malade à l'autre. Complexité et disparité, voilà les deux grands murs auxquels se heurtent aujourd'hui les chercheurs, rendant illusoire, sauf cas particuliers très rares, toute tentative thérapeutique basée sur la génétique. En outre, comprendre la maladie dans l'organisme n'est pas comprendre ce qui la provoque. Les causes du cancer relèvent en réalité de deux types de facteurs : les gènes de susceptibilité et l'environnement.  Or les gènes de susceptibilité sont à rechercher non pas particulièrement dans les cellules cancéreuses mais dans les cellules normales, autrement dit dans la très grande majorité des cellules de l'organisme.
(…)
L'opinion courante veut que l'atavisme ait un rôle prédominant et que nous développions la ou les maladies que nous héritons de notre ascendance. cela n'est que partiellement vrai. dans deux cas sur trois, la maladie survient de novo, car elle est principalement, sinon exclusivement, liée à l'environnement. Il apparaît donc clairement que la génétique n'explique pas tout, que les facteurs  héréditaires ne font le plus souvent que favoriser l'émergence des maladies, et que les véritables facteurs qui les provoquent  sont environnementaux.

Source : http://jdvilleminot.free.fr/garagevilleminot/pages/gpl.php

(...)
L'idée qui prévaut toujours en médecine est que les causes des maladies sont liées à notre corps. J'ai rappelé le combat de Pasteur pour convaincre la société savante de son époque qu'il n'en était pas ainsi. C'était alors l'environnement microbien qui était concerné. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Ce n'est plus seulement l'environnement naturel qui est à l'origine des maladies, mais essentiellement sa dégradation physique, chimique et biologique. aux causes naturelles se sont substituées progressivement, pendant le dernier siècle, les causes artificielles. Alors qu'à l'époque de Pasteur le problème relevait purement du domaine de la santé et de la médecine, il est aujourd'hui sociétal, puisqu'il remet en cause la validité même des activités humaines. (…)
certains de nos concitoyens, et même certains scientifiques, doutent que la pollution physicochimique puisse être à l'origine d'un grand nombre de nos maladies. la raison avancée est que, délivrés à l'organisme à petite dose, un rayonnement ou une substance chimique agiraient par un mécanisme d'action indéterminée. Autre argument : tant qu'on a pas de preuve épidémiologique
irréfutable, on ne peut rien dire et il vaut mieux attendre. Ces détracteurs commettent une double erreur, car il est aujourd'hui clairement démontré que les faibles doses peuvent induire des maladies chroniques. et une erreur de santé publique, car attendre, c'est se préparer au pire.
(…)
Il est clair qu'en matière de pollution environnementale la plupart des maladies induites ne relèvent pas de la toxicité aïgue (celle qui dépasse une dose-seuil à ne pas dépasser) mais de la toxicité chronique (qui évolue lentement, qui dure longtemps). Dans ces cas, ce n'est pas la dose qui fait le poison, mais sa répétition. le concept est relativement nouveau et ne concerne pas seulement les substances chimiques, mais aussi les rayonnements. Nos normes réglementaires sont donc certainement excellentes pour nous protéger des intoxications aïgues, mais elles sont incapables, en cas d'exposition prolongée à de faibles ou de très faibles doses, d'éviter l'apparition des maladies chroniques. En cas d'exposition chronique, c'est en effet moins la dose quotidienne qu'il faut considérer que le facteur temps; plus la durée d'exposition est grande, plus la probabilité de développer une maladie chronique, et en particulier un cancer, est élevée. cela vaut quelle que soit la dose quotidienne délivrée à l'organisme : elle peut être minime (…) Ainsi ces normes ne peuvent-elles pas nous rassurer totalement (extraits p.68-74)
Source : http://photocal.over-blog.com/categorie-10066278.html




"La biodiversité doit être envisagée sous son double aspect : celui de la diversité des espèces, et celui de la diversité des gènes au sein d'une même espèce. Tout nivellement, toute homogénéisation à ces deux niveaux ne peuvent conduire qu'à l'émergence de maladies en raison de l'adaptation darwinienne des micro-organismes par sélection naturelle. dans une population, qu'il s'agisse  de plantes, d'animaux ou d'hommes, certains individus sont spontanément susceptibles de faire une maladie  donnée et d'autres pas. cette différence reflète la diversité génétique naturelle. toute manipulation génétique, toute sélection extrême visant à amoindrir cette diversité risquent donc d'accroître le pourcentage d'individus sensibles aux maladies en raison de l'adaptation darwinienne. Il en est de même pour les écosystèmes. Une perte de biodiversité, en modifiant ou en détruisant les équilibres écologiques naturels, autrement dit en favorisant la reproduction et la croissance des hôtes-réservoirs (Désigne une espèce animale qui porte un agent pathogène qui ne nuit pas à sa santé et qui fixe le point de départ d'une infection) et/ou des vecteurs naturels des agents pathogènes, ou encore en détruisant leurs prédateurs, ne peut qu'entraîner l'émergence de maladies nouvelles et la persistance ou la réémergence de maladies anciennes sous la forme de pandémies.
il s'agit ici des écosystèmes naturels, mais tout autant des agroécosystèmes. Pour ces derniers, on peut même concevoir que la sélection effectuée artificiellement par l'homme depuis le néolithique, qui a consisté à homogénéisé génétiquement les populations d'animaux par la création de nouvelles espèces domestiques à partir d'espèces sauvages, n'a fait en réalité que favoriser l'adaptation à ces animaux des agents pathogènes pour l'homme. Or que faisons-nous aujourd'hui ? Non seulement nous détruisons l'ensemble des écosystèmes naturels par la déforestation, la construction de villes, d'autoroutes et de barrages, le comblement des mares et l'assèchement des zones humides, la pratique de cultures et d'élevages intensifs, la stérilisation des sols, la destruction de la flore et de la faune sauvages du fait de l'utilisation outrancière de pesticides, la pollution hydrique et atmosphérique par de multiples substances chimiques et le réchauffement climatique lié à l'effet de serre, mais encore nous cherchons à modifier par transgentèse les espèces que nous avons sélectionnées en rompant les barrières génétiques qui les protègent (…)
Source : http://blog.veosearch.com/veosearch/public/principales_menaces_sur_la_biodiversit_.jpg
(Extraits p.54-56)

samedi 28 juillet 2012

L'abattoir dans ton ordinateur : un clic, un coup de pistolet d'abattage

Ceux qui prennent le métro parisien et le RER n'auront pas manqué de voir depuis quelques semaines de grandes affiches ventant l'achat de viande sur internet.
Campagne choc, avec la photo d'une côte de boeuf occupant la quasi totalité de l'affiche format métro, pour une publicité qui incite à un changement assez radical des habitudes de consommation, après le développement massif de la vente de viande en barquette plastique et en surgelé de supermarché. Le nombre de boucheries à diminuer en moyenne  de 3,4 % chaque année entre 1993 et 2007. Encore un coup porté au petit commerce, ou plutôt une concurrence apportée aux super et hypermarchés ?
Quoiqu'il en soit, cette campagne a fait réagir.
Vu dans le RER parisien :
La viande sur internet : l'abattoir à portée de clic ?

Avec en commentaires inscrits au marqueur :
Quittez le côté obscur et rejoignez la France verte
Devenez Vegan
Pour vous
Pour l'humanité
Pour les animaux

Réchauffement climatique
Méthane
Maladies cardiovasculaires
Cholesterol
Toxines
Souffrance
Déforestation
Soja OGM
Pollution Sol/Air/Eau
Famines

Algues vertes

Exprimée ici en slogans graffités, cette tendance "vegan" repose sur un certain nombre de constats partagés par de nombreux scientifiques et nutritionnistes. Voir les deux billets que j'avais postés sur le sujet : Ici et là.

samedi 7 juillet 2012

Fruits exotiques / Pommes : pesticides et exploitation économique



Dans son numéro n°502 du mois d'avril 2012, le mensuel Que Choisir a enquêté sur la toxicité de certains fruits exotiques vendus en France, au regard de leurs teneurs en résidus de produits phytosanitaires (notamment pesticides) et métaux lourds. La réglementation européenne fixe en effet des Limites Maximales de Résidus pour les molécules de pesticides et Que Choisir a souhaité vérifier si cette réglementation était respectée.
L'article précise toutefois que la toxicité des molécules de pesticides est évaluée molécule par molécule et qu'une inconnue demeure, à savoir l'effet de la combinaison des différentes molécules entre elles sur le corps humain.
Un des problèmes pointés par l'enquête tient à la nature même du mode de production des fruits exotiques. Sur les 8 variétés de fruits testées (bananes, ananas, litchis, mangues, gingembre, piment, combos, aubergines blanches), deux (Bananes, ananas) font particulièrement l'objet d'un mode de production intensif nécessitant l'apport de grandes quantités de produits chimiques.
La culture de la banane repose ainsi sur une seule variété, la Banane Cavendish, devenue moins résistante aux maladies. "L'usage immodéré de produits phytosanitaires ne suffit plus à venir à bout des insectes et des parasites qui ravagent périodiquement les plantations" indiquent les auteurs de l'article.

Sur les 8 échantillons de fruits testés, trois contenaient des doses de pesticides supérieures à la réglementation européenne : l'ananas, les piments et les combos. Pour les autres fruits,  presque tous contiennent des traces de pesticides, mais à des doses inférieures aux normes ; la banane, les mangues, les litchis et  l'aubergine blanche contiennent tout de même pour chacun d'eux 4 ou 5 types de pesticides sur les différents échantillons testés.

Les tests ont également portés sur des produits portant l'étiquette "BIO" : tous ont passés l'examen avec succès et ne comportent aucunes traces de produits pesticides.

Enfin, l'enquête rappelle que :
1. 37,74% des fruits et légumes issus de l'agriculture intensive européenne contiennent des résidus de produits phytosanitaires. Plus de 25% contiennent des combinaisons de substances et 31% dépassent les seuils de tolérance réglementaire. Le "pire" est le raisin, avec 75% des échantillons contaminés. En Europe, même constat que pour les fruits exotiques concernant le BIO : les produits contaminés sont extrêmement rares (moins de 2% des produits).

2. Pour l'ananas et la banane, l'enquête rappelle que ce sont des productions hyper-concurrentielles, mondialisées aux mains de quelques sociétés agroalimentaires multinationales. La production y est synonyme d'exploitation de la main d'oeuvre locale qui ne touche que 4% du prix de vente au consommateur.


L'article suivant de ce numéro d'avril 2012 nous réserve une autre surprise. Il porte sur le prix des pommes en France et sur le rapport entre le prix de vente de l'agriculteur et le prix de vente au consommateur.
Selon l'ANPP (Association Nationale Pommes Poires), l'Observatoire de la formation des prix et des marges et l'INSEE :
- le prix moyen à la production du Kilo de pommes en France est de 0,38 euros (ce prix payé au producteur est le minimum pour assurer la survie de l'exploitation)
- le prix expédition (fruit trié, lavé et conditionné, hors transport) est de 0,72 euros
- Enfin, le prix moyen au détail est 2,31 euros

Au total, l'agriculteur ne touche que 16,45% du prix de vente au consommateur !
Que Choisir rappelle que selon une enquête du magazine Capital, la marge nette de la grande distribution est elle, de 28% pour un kilo de pomme à 1,99 euros.

Ces chiffres relancent à nouveau le débat sur la puissance des fameux "intermédiaires" de l'agro-alimentaire, débat qui prend racine sur ce constat d'injustice : comment se fait-il que le distributeur gagne plus et fasse son profit "sur le dos" du producteur du produit primaire (l'agriculteur) ? Vaste sujet qui fera peut-être l'objet prochainement d'un "post" dans ce blog.

En tous cas, Que Choisir rappelle que le "Coefficient multiplicateur" a existé de 1945 à 1986 (date de l'élection d'une majorité à droite à l'Assemblée nationale et suite à la pression de la grande distribution). Le principe du coefficient multiplicateur est simple : calculer le prix de vente maximal au détail en multipliant le prix agricole par un coefficient défini avec les professionnels)

Pour conclure, et pour finir sur ce parallèle entre les fruits exotiques et ce produit local qu'est la pomme, rappelons que la pomme est aussi l'un des fruits les plus "pollués", avec 27 traitements de pesticides en moyenne, dans 80% des cas.


mardi 1 mai 2012

Apports en vitamines : fruits, légumes et quelques céréales

Teneurs en vitamines (notamment C) de quelques fruits, légumes et céréales. l'occasion de redécouvrir quelques produits oubliés, comme les germes de blé, riches en vitamines E, B1, B2, B5, B6 ; le cassis, très riche en vitamines C, le pois, riche en vitamine A; et bien entendu la carotte, riche en vitamines A et E.

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Les vitamines sont actives à faibles doses.
A dose raisonnable, la vitamine C est essentielle à l’organisme. Une carence en vitamine C implique des risques de scrorbut, maladie caractérisée par divers troubles : fièvre, gastro-entérite, anémie…

Les minéraux
Il s’agit de substances de soutien, tout comme les vitamines.
L’absorption régulière de calcium, efficace uniquement accompagnée de vitamine D, prévient les risques d’ostéoropose.
Le magnésium est présent notamment des les légumes, les fruits secs et les fruits oléagineux. Un déficit en magnésium peut entrainer de la fatigue physique et intellectuelle et causer des crampes.
Le phosphore, constituant la trame minérale de l’os, est contenu dans la plupart des aliments et surtout dans les fruits secs.
Enfin le chlore, le sodium et le potassium jouent un rôle dans l’équilibre osmotique ; ils abondent dans les fruits


Un apport non négligeable : les fibres
Les fibres sont indispensables à l’organisme dont elles facilitent le transit intestinal. Parmi les cinq catégories de fibres existant, il faut citer les pectines qui sont contenues dans de nombreux végétaux et forment une partie des parois des cellules végétales. On les trouve dans les fruits à pépins comme les pommes, les figues, les raisins, les kiwis et dans les baies telles que les groseilles, les fraises, les framboises, les mûres. Elles forment un gel, à la forte capacité d’absorption d’eau, qui se dépose sur la paroi intestinale et ralentit le passage des lipides ou des glucides.


D’après I. Doria, Alimentation végétarienne diététique et bienfaits des fruits, ed. De Vecchi, 1997

dimanche 1 avril 2012

Les effets de l'alimentation moderne industrielle : du nomade au sédentaire

L'industrialisation et l'urbanisation qui commencent à toucher les peuples anciennement nomades, apportent dans leur sillage des changements du régime alimentaire et de l'état nutritionnel de la population. Le passage à un mode de vie sédentaire influence la disponibilité et la distribution des aliments, et notamment l'état nutritionnel des enfants. Les Punan périurbains sédentarisés et les pygmées Kola et Baka sédentaires, par exemple, tendent à ingérer un excès d'aliments à forte densité énergétique qui sont riches en matières grasses et sucres libres, mais pauvres en glucides. Les liens sont bien connus entre un tel régime alimentaire et les risques de maladie dégénératives chroniques de l'âge adulte moyen et avancé, notamment les maladies cardiovasculaires et certains types de cancer. D'autres troubles nutritionnels comme l'anémie, l'obésité, l'hypertension, les taux élevés de cholestérol et le diabète apparaissent aussi chez ces anciens chasseurs-cueilleurs. Chez les peuples du Grand Nord habitués à un régime carné et gras, c'est au contraire l'enrichissement du régime en hydrates de carbone dans un contexte d'intolérance au glucose qui est source de malnutrition.
Diabète en Australie en 2004-2005 : occurrence différentielle par classe d'âge entre Aborigènes et non Aborigènes (Thomson, 2008)




Le régime originel était pauvre en hydrates de carbone et très riche en graisses poly-insaturées (contenues en masse dans la viande de caribou et mammifères marins). Les protéines, également consommées en quantité, fournissaient les acides aminés nécessaires à la synthèse du glucose. Le régime moderne est beaucoup moins riche en lipide et la viande commercialisée est plus riche en graisses saturées ou mono-insaturées qui sont sources de taux de cholestérol élevés. Le régime s'est enrichi en glucides qui sont convertis et stockés sous forme de graisses (acides gras saturés) dans les tissus adipeux. Ce stockage massif est source d'obésité et d'accidents cardiovasculaires.

Evolution de la proportion relative - en pourcentages cumulés - de carburants métaboliques dans le régime alimentaire des Inuit du Groenland (Draper, 1977)

Pourcentage d'Inuit Yu'pik en surpoids (Murphy et al., 1992)

Edmond Dounias, "Habitats, alimentation et santé humaine : du nomade au sédentaire", in : Ecologie de la santé et biodiversité, sous la direction de Michel Gauthier-Clerc et Frédéric Thomas, De Boeck, Bruxelles, 2010, p.125-140

samedi 10 mars 2012

Le point sur les minéraux et oligoéléments

Dans le précédent billet de ce blog, j'évoquais la diffusion du Bio dans les grandes surfaces. Les groupes commerciaux diffusent également sur leur sites internet des informations relatives à la nutrition, à la santé, au développement durable. Voici un point sur les minéraux et oligoélements extrait du site Monoprix.