mercredi 4 janvier 2012

Les produits toxiques ? direction le corps humain !

L'un des apports de l'écologie fut de montrer les interactions existantes dans la biosphère, et plus particulièrement entre les humains et leur milieu vivant. De cet apport découle l'apparition de la rudologie, ou gestion des déchets, à des fins d'amélioration de l'esthétique locale, tout d'abord, puis à des fins de contrôle de leurs effets sur la santé humaine et l'environnement. Il est désormais reconnu par à peu près tout le monde qu'un déchet toxique rejeté dans une rivière, dans la mer, ou simplement dans la nature finira par se retrouver à un moment ou à un autre chez l'homme, via, l'eau que l'on boit, via les poissons, la viande, les végétaux que l'on mange...
Cette pollution toxique concerne en premier lieu les déchets, mais bien entendu on peut se poser la question sur la présence de produits alimentaires parfaitement autorisés mais qui se révèlent dommageables pour la santé.

Pour ceux qui considèrent la biosphère dans son ensemble, tout ceci semble évident. Nos produits polluants altèrent voire détruisent peu à peu la qualité de la vie dans les environnements touchés, et posent des problèmes de santé à l'homme.
Source : transalpair.eu

Pour ceux qui ne se préoccupent que leur personne et de leur santé, voire celle de leurs proches, il reste à savoir si tel ou tel produit est toxique pour l'homme, et à quelles doses. On sait aujourd'hui que les produits polluants (perturbateurs endocriniens notamment) ingérés en-dessous des seuils reconnus de toxicité se révèlent dangereux pour l'humain en fonction du critère du temps d'exposition. Mais les nouveaux composés inventés par la chimie sont tellement nombreux qu'il est difficile de tenir à jour une liste des produits toxiques, d'autant que le système est fait de telle sorte qu'en général, on s'inquiète des effets sur l'homme après la sortie et mise en production du produit.

Le texte ci-dessous date du milieu du XIXème siècle, avant même l'invention du mot "biosphère" ou "écologie". Il est de la main d'Alexandre Dumas (Le Comte De Monte-Christo, livre 3), qu'on ne peut pas particulièrement soupçonner d'être partisan de nos débats actuels de santé et d'environnement. Et pourtant ... Il nous montre que les produits toxiques (mais cela reste valable pour les polluants),  même après de longs circuits dans la Nature et leur dilution, tuent aussi sûrement que s'ils étaient directement versés dans le sang.

Allez, écoutons notre comte de Monte-Christo :

"Il avait un fort beau jardin plein de légumes, de fleurs et de fruits; parmi ces légumes, il choisissait le plus honnête de tous, un chou, par exemple. Pendant trois jours il arrosait ce chou avec une dissolution d'arsenic; le troisième jour, le chou tombait malade et jaunissait, c'était le moment de le couper; pour tous il paraissait mûr et conservait son apparence honnête : pour l'abbé Adelmonte seul il était empoisonné. Alors, il rapportait le chou chez lui, prenait un lapin, l'abbé Adelmonte avait une collection de lapins, de chats et de cochons d'Inde qui ne le cédait en rien à sa collection de légumes, de fleurs et de fruits : l'abbé Adelmonte prenait donc un lapin et lui faisait manger une feuille de chou; le lapin mourait. Quel est le juge d'instruction qui oserait trouver à redire à cela, et quel est le procureur du roi qui s’est jamais avisé de dresser contre M. de Magendie où M. Flourens un réquisitoire à propos des lapins, des cochons d'Inde et des chats qu'ils ont tués? Aucun. Voilà donc le lapin mort sans que la justice s'en inquiète. Ce lapin mort, l'abbé Adelmonte le fait vider par sa cuisinière et jette les intestins sur un fumier; sur ce fumier, il y a une poule, elle becqueté ces intestins, tombe  malade à son tour, et meurt le lendemain. Au moment où elle se débat dans les convulsions de l'agonie, un vautour passe (il y a beaucoup de vautours dans le pays d'Adelmonte), celui-là fond sur le cadavre, l'emporte sur un rocher et en dîne. Trois jours après, le pauvre vautour, qui depuis ce repas s'est trouvé constamment indisposé, se sent pris d'un étourdissement, au plus haut de Ja hue, il roule dans le vide et vient tomber lourdement dans votre vivier; le brochet, l'anguille et la murène mangent goulûment, vous savez cela, ils mordent le vautour. Eh bien! supposez que le lendemain l'on serve sur votre table cette anguille, ce brochet ou cette murène, empoisonnés à la quatrième génération, votre convive, lui, sera empoisonné à la cinquième, et mourra au bout de huit ou dix jours de douleurs d'entrailles, de maux de cœur, d'abcès au pylore: Oh fera l'autopsie, et les médecins diront :

« Le sujet est mort d'une tumeur au foie ou d'une fièvre typhoïde. »

— Mais, dit madame de Villefort, toutes ces circonstances, que vous enchaînez les unes aux autres, peuvent être rompues par le moindre accident; le vautour peut ne pas passer à temps ou tomber à cent pas du vivier.

— Ah! voilà justement où est l'art : pour être un grand chimiste, en Orient, il faut diriger le hasard, on y arrive.

Madame de Villefort était rêveuse et écoutait.

— Mais, dit-elle, l'arsenic est indélébile ; de quelque façon qu'on l'absorbe, il se retrouvera dans le corps de l'homme, du moment où il sera entré en quantité suffisante pour donner la mort.

-— Bien ! s'écria Monte-Christo, bien! Voilà justement ce que je dis à ce bon Adelmonte. Il réfléchit, sourit, et me répondit par un proverbe sicilien, qui est aussi, je crois, un proverbe français :

« Mon enfant, le monde n'a pas été fait en un jour, mais en sept; revenez dimanche. »

— Le dimanche suivant, je revins; au lieu d'avoir arrosé son chou avec de l'arsenic, il l'avait arrosé avec une dissolution de sel à base de strychnine, stryclinos colubrina, comme disent les savants. Cette fois le chou n'avait pas l'air malade le moins du monde; aussi le lapin ne s'en défia-t-il point, aussi cinq minutes après le lapin était-il mort : la poule mangea le lapin, et, le lendemain, elle était .trépassée. Alors nous fîmes les vautours, nous emportâmes la poule et nous l'ouvrîmes. Cette fois tous les symptômes particuliers avaient disparu, et il ne restait que les symptômes généraux. Aucune indication particulière dans aucun organe; exaspération du système nerveux, voilà tout, et trace de congestion cérébrale, pas davantage : la poule n'avait pas été empoisonnée, elle était morte d'apoplexie. C'est un cas rare chez les poules, je le sais bien, mais fort commun chez les hommes."
Source : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Health_effects_of_pollution.png

samedi 17 décembre 2011

Des gestes simples pour obtenir des produits moins chers et de meilleure qualité

L'un des grands arguments des défendeurs de l'agriculture intensive - contre l'agriculture bio - c'est que l'agriculture intensive permet d'accroître les rendements, et que face à l'accroissement de la population sur Terre, il n'y a pas d'autres solution que de continuer à utiliser de grands quantités de pesticides et fertilisants bref, d' "intrants" d'origine industrielle chimique.
L'ONU prévoit en effet 9 milliards d'habitants sur la Terre d'ici 2050, voire 2043.

Les inquiétudes relatives à l'alimentation de la population mondiale ne datent pas d'hier. Cependant elles ont resurgi depuis 2008 à cause des effets de la "crise alimentaire" qui a menacé de famine plusieurs pays, et qui a fait augmenter le coût d'achat des produits alimentaires dans des pays jusque-là épargnés par ce genre d'incidents grâce à leur production nationale.

On sait que les produits alimentaires font l'objet d'une spéculation boursière qui contribue à l'augmentation des prix. Mais ce qui entraîne la rareté des céréales  en cas de météo  capricieuse (sécheresse par exemple), c'est qu'une bonne partie de la nourriture produite par l'agriculture n'est pas destinée aux hommes : elle est destinée en premier lieu aux animaux d'élevage, et aux agrocarburants.

Ainsi, plus de la moitié des terres cultivables d'Argentine est consacrée à la production de soja (transgénique) à destination de l'élevage, soit 161 500 km2 , soit l'équivalent de 30% du territoire français.

Par ailleurs, les pays occidentaux gaspillent d'énormes quantités de nourritures chaque année.
D'après le Parlement européen, 50% des aliments encore sains seraient gaspillés en Europe par les ménages et les supermarchés.
Chaque Français jetterait en moyenne 20 kg d'aliments par an, dont 7 kg d'aliments encore emballés. Cela équivaut à jeter 40% de la quantité de pain consommé chaque année par chaque Français.
Plus clairement encore, cela représente 1,3 millions de tonnes par an, auxquelles il faut ajouter 2,3 millions de tonnes générées par les professionnels (1) (agroalimentaire, restauration), soit un total de 4,6 millions de tonnes, c'est comme si l'on jetait l'équivalent de toute la production de viande de porc et de viande bovine française sur un an !

Un autre monde est possible, un monde où l'on cesserait de produire des aliments pollués aux engrais chimiques et aux pesticides, un monde où le prix des aliments serait moins élevé.
Les gestes sont simples : acheter bio pour créer une dynamique en faveur de ce type d'agriculture, réduire nos déchets, réduire notre consommation de viande pour réduire le nombre d'animaux à nourrir destinés à l'abattoir.

(1) Dossier "Manger bien, manger durable", publié dans Directmatin du vendredi 16 décembre 2011. Interview de Lydie Ougier de l'ADEME

David Servan-Schreiber. La terre et le corps humain comme réseaux.

Il y a une vingtaine d'années, à l'époque où j'étais chercheur en neurosciences, j'ai beaucoup étudié les structures neuronales. J'étais frappé par le fait que le fascinant et vaste réseau de connexions qu'on appelle le cerveau est composé de cellules qui, prises, individuellement, ne sont ni très "intelligentes", ni très "compétentes". Mais dès qu'elles interagissent entre elles, elles donnent naissance aux facultés mentales les plus brillantes, comme la perception, l'intelligence, la créativité, la mémoire, etc. ces phénomènes, que nous qualifions d'"émergents", parce qu'ils dépassent infiniment les capacités des entités dont ils sont issus, sont en réalité le fruit des actions et rétroactions qui ont constamment cours entre tous les neurones.
J'ai compris plus tard que le corps tout entier fonctionne aussi sur ce modèle de réseau : le foie interagit à chaque instant avec les reins, qui interagissent avec la tension artérielle, avec la qualité du sang, la production d'urine, les cocktails d'hormones, etc. Tout comme les systèmes de neurones, l'organisme produit lui aussi des propriétés émergentes. Et, comme pour le cerveau, ces propriétés constituent une sorte d'"intelligence", cette "intelligence du corps", que nous sommes plus habitués à désigner sous le nom de "santé".
Qu'est-ce d'autre la santé, en effet, que la résultante d'un fonctionnement harmonieux et équilibré de tous les systèmes qui constituent l'organisme ? Quand ce fonctionnement se détraque, il ne sert à rien de s'acharner sur l'organe qui a l'air de flancher, le foie, le sang, le coeur, etc. Il faut chercher à restaurer l'équilibre de l'ensemble.
Toute la sagesse des médecines ancestrales, qu'il s'agisse de l'ayurveda, de la médecine chinoise ou de la tibétaine, est d'avoir compris que soigner, c'est rétablir l'équilibre au sein du corps et non pas se focaliser sur tel "problème" particulier. c'est cette vision qu'on appelle "holistique"
(...)
Je suis très heureux de voir que les médecins auxquels j'ai le plus affaire en ce moment, les cancérologues, commencent à s'ouvrir à une vision plus systémique de leur métier. ils ont cessé de se focaliser exclusivement sur "la tumeur". ils intègrent progressivement la notion plus riche de "terrain" et s'intéressent maintenant à la nutrition, à l'activité physique, à la dimension psychologique... Cette attitude n'a rien de mystique, ni d'ésotérique, elle est tout simplement "holisique"
(...)
Source : http://www.echecsetmaths.com

A un niveau plus général, je suis persuadé que la médecine a atteint la limite d'un modèle fondé sur la recherche du "médicament miracle". Il existe quelques maladies que nous pouvons soigner très bien avec un seul médicament : l'insuline , par exemple, pour le diabète. Un traitement formidable qu'il ne faut certainement pas jeter aux orties. Mais on ne voit pas comment  on pourra trouver "le" médicament qui résoudra des problèmes de plus en plus systémiques, comme l'obésité, le cancer ou l'hypertension artérielle. On peut espérer réduire la tension artérielle grâce au médicament, on ne soignera pas le problème de fond de cette façon. On ne pourra pas trouver "la" molécule contre la maladie des artères coronaires, car cette affection touche l'ensemble des artères: aucun médicament ne peut les "nettoyer" toutes. En revanche, la preuve a été apportée que trente minutes de vélo d'appartement, cinq fois par semaine, étaient plus efficace à cet égard que la pose d'un stent !
En réalité, les deux types d'approches sont utiles et - c'est là toute ma conviction - parfaitement complémentaires. Un patient qui fait un infractus, on ne le met pas sur un vélo. On lui pose un stent sur-le-champ, et on lui sauve la vie. Mais dans les mois et les années qui suivent la crise cardiaque, il vaut mieux qu'il fasse du vélo, sinon le stent se bouchera à nouveau !
Le principal obstacle au développement de cette médecine intégrée, c'est qu'elle n'offre aucune occasion de gagner beaucoup d'argent. Quand un laboratoire pharmaceutique découvre un médicament ou met au point le stent, c'est le jackpot : le brevet va rapporter des sommes fabuleuses. Mais si on découvrait qu'en se massant un certain point d'acupuncture on pouvait réduire de 30% le besoin d'anti-inflammatoire, ce principe ne serait pas brevetable ni ne pourrait alimenter une industrie.
(...)
A travers la santé, on s'aperçoit qu'on touche de plus en plus à toute une série de questions brûlantes qui constituent le problème de fond de notre époque. Il a été très bien résumé par mon ami Michael Lerner : "On ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade." C'est là où la santé rejoint l'écologie globale.
(...)
De plus en plus d'agriculteurs se rendent compte qu'ils doivent passer au bio, pas seulement pour le bien de leur terre, ou de leur propre santé, mais également pour des raisons économiques, le bio permettant d'augmenter un peu les revenus de leur travail. Il est grand temps. Pensons par exemple à la vigne. Savez-vous que le vin contient mille fois la dose de pesticide tolérée dans l'eau potable, histoire de lutter contre le phylloxéra? C'est peut-être une logique industrielle compréhensible, mais sur le plan de la santé publique, c'est tout simplement démentiel. Or on a des solutions: le vin bio existe, et je parie que les amateurs de vin ne supporteront pas longtemps  d'absorber un bouillon de pesticide sous prétexte de boire un bon cru.
(...)
S'il n'y a qu'un exemple à rappeler, c'est celui des pesticides et des fertilisants. leur usage massif entraîne la destruction des sols et la contamination de notre nourriture. Puis, quand ils sont lessivés par les pluies, ils polluent les rivières et la mer, induisant des phénomènes dangereux comme la prolifération des algues vertes et le changement de sexe de certains amphibiens et poissons. En se retrouvant dans nos assiettes, ils contribuent à l'augmentation dramatique des cancers.

L'écologie nous apprend que toute forme de vie est l'expression d'échanges au sein d'un réseau. La terre elle-même ne fonctionne que comme un réseau où tout interagit avec presque tout en permanence. Là aussi, ces interactions génèrent des propriétés émergentes qui constituent l' "intelligence de la terre". C'est cette intelligence que nous sabordons  quand nous sabordons délibérément les équilibres naturels. Heureusement, nous en avons pris conscience, et la compréhension des mécanismes de réseau est à mes yeux le progrès majeur des trente ou quarante dernières années.
Une commission de l'INSERM l'a reconnu : la responsabilité de facteurs environnementaux est considérable dans l'épidémie de cancers actuelle. Ces facteurs vont de la pollution atmosphérique aux radiations, en passant par la gamme infinie des molécules chimiques présentes partout autour de nous. C'est à la racine du problème qu'il faudrait s'attaquer : mettre fin à l'empoisonnement de l'environnement et réformer l'industrie agroalimentaire. Au lieu de quoi 97% de notre effort de recherche est tourné vers les méthodes de soin et de détection. Je suis de ceux qui pensent que notre santé est intrinsèquement liée à celle de notre environnement. Guérissons notre planète pour nous guérir.

David Servan-Schreiber, On peut se dire au revoir plusieurs fois, Robert Laffont, 2011, p. 139-149

vendredi 11 novembre 2011

Le Temps de l'Avidité

Killing Joke, "Age of Greed" extrait de Extremities, Dirt & Various Repressed Emotions

Paroles (Anglais- en Français après)

Ten percent of the land
Is the hand that pulls the strings
Be the privileged few (to have to own to hold)
Power over the people yes yes
Power over people
Be the privileged few to have to own to hold

Money property assets before lives
Green gestures of a dying planet
An endless debate only too late
An appetite for glutony

The only way is up the only way is up
But when you are up you have to try and stay there
So you stamp and cheat on people
Champagne breakfats (rewards for the killing)
And a fat waist bulging
Indulging, with what you call good living

But most of all there is too much fat on your heart - pig
A lifestyle of cholesterol
Cross collateralized cholesterol
Saving what's left from profit margin
For what?
I'll tell you what for
For some conscience easing charity - Why?
Just to justify! Just to justify!

Look at this utopia
Society based on solid foundations
Educate our children - educate them well
To feather the nest and fuck the rest
(Yes yes feather the nest and fuck the rest)
The waste expands
(Your waist expands)
While others stand at the back of the queue
I mean you

Still the same old security
For your creature comforts
Exchanging the hours of your life
For the cash you've already spent
Eating rubbish so you can pay the rent
Table wine once a week if you're lucky
In comparison

Privatise the people's lives
Be part of the company (or fade!)
Appliance of science to privatise their lives

Water is our business
Electricity is our business
Gas is our business
Lives are our business
Business is our business

Your money - my time
Your stinking industrial bathwater - my wine
Imbalance induces hate
How will you bridge the gap
Between the endless buffet
And the empty plate I have

I feel hate I feel hate
I feel hate I feel hate
(Don't be afraid to show your hate, hate!)

You just treat me like a commodity
You didn't know I couldn't even afford to feed my family
I just want to kill
I just want to take a gun
And put it to your head
And pull the trigger

Le Temps de l'Avidité (traduction OL)

Dix pour cent de la surface des terres
C'est la main qui tire les ficelles
Devient le privilégié (Avoir, Posséder, Tenir)
Pouvoir sur les gens Oui Oui
Pouvoir sur les gens
Devient le privilégié (Avoir, Posséder, Tenir)

Argent, Propriété et Biens, avant les vies
Les gestes  verts d'une planète qui meurt
Un débat sans fin, trop tard
Un appétit pour la gloutonnerie

Le chemin est au-dessus Le chemin est au-dessus
mais quand tu es au-dessus, tu dois essayer et rester là
Alors tu laisses ta marque et tu trompes les gens
Petits déjeuners gras au Champagne (récompense pour le massacre)
Et une grosse, grande et protubérante
Indulgence envers ce que tu appelles une "bonne vie"

Mais par-dessus tout, il y a trop de gras sur ton coeur - porc
Un style de vie au Cholésterol
Cholésterol contre-garanti
Sauvant ce qui reste des marges de profit
Pourquoi ?
Je vais vous dire pourquoi
Pour quelques soulagements de charité de la conscience - Pourquoi ?
Pour se justifier ! pour se justifier !

Regarde cette utopie
Une société basée sur de solides fondations
Eduquer nos enfants - éduquons les bien
Pour garnir le nid de plumes, et se foutre du reste
Oui oui garnir le nid de plumes, et se foutre du reste
Le gaspillage s'étend
Ta taille s'étend
Alors que d'autres se tiennent à l'arrière de la file d'attente
Je veux dire, toi

Toujours la même vieille sécurité
Pour votre aisance de créature
Echangeant les heures de ta vie
Contre le cash que tu as déjà dépensé
Mangeant de la camelote pour payer le loyer
Du vin de table une fois par semaine, si tu as de la chance
En comparaison

Privatise la vie des gens
fait partie de la Compagnie (ou disparaît)
Appareil de science pour privatiser leurs vies

L'eau est notre business
L'électricité est notre business
Le gaz est notre business
Les vies sont notre business
Le business est notre business

Ton argent - Mon temps
Ton eau de bain industriel puante - Mon vin
Le déséquilibre induit la haine
Comment vas-tu faire le lien
Entre le buffet sans fin
Et l'assiette vide que j'ai

Je ressens de la haine
Je ressens de la haine
N'aies pas peur de montrer ta haine, haine !

Tu m'as traité comme un bien
Tu ne savais pas que je ne pouvais même pas avoir les moyens de nourrir ma famille
Je veux juste tuer
Je veux juste une arme
Et la mettre à ta tête
Et appuyer sur la détente

mercredi 26 octobre 2011

Le Changement de régime alimentaire

Avec la mort de David Servan-Schreiber, on entend parfois dire que « finalement, son remède anticancer ne marche pas ». Généralement, on entend ce discours de la part de gens qui n’ont pas lu son livre mais qui en ont entendu parler à la TV ou qui en ont lu des comptes-rendus dans la presse grand public.
En fait il est très difficile de déterminer de manière absolument certaine quels sont les facteurs de rechute d’un cancer.
Doit-on croire que « son remède ne marche pas », ou doit-on croire qu’au contraire, le choix de vie de D. Servan-Schreiber lui a permit de vivre bien plus longtemps que ce qu’il aurait vécu sans ce changement radical de régime ?
Personnellement, je penche pour la deuxième option.
C’est un quasiment un choix de vie.
Avant de lire « Anticancer », ou « Toxic » et « Toxic Food » de William Reymond, j’achetais en supermarché beaucoup de produits alimentaires « industriels » : des gâteaux en passant par les pizzas, des jambons préemballés aux biscuits apéritifs, de la salade sous plastique aux gruyères. Il n’y avait guère que les fruits que j’achetais frais. Je me donnais bonne conscience en mangeant des légumes à la cantine et l’été des salades de légumes divers.

Mais je tiens à ma santé.
Désormais je n’achète pratiquement plus aucun de ces produits. Je choisis mes quelques produits « emballés » au rayon Bio, de même que certains de mes légumes et fruits. Je mange de la viande en moyenne une fois par semaine.
Premier résultat : perte d’environ 7 kg en quelques semaines (de 83 à 76 kg)
Deuxième résultat : les légumes frais et les fruits, contrairement aux produits industriels, donnent très rapidement le sentiment de satiété, alors que les biscuits, par exemple, donnent encore plus faim. Je suis bien moins gourmand de tous ces produits sucrés et salés que propose l’industrie agro-alimentaire. Les repas complets composés majoritairement de fruits et légumes donnent le sentiment d’avoir « fait le plein ».
Troisième résultat : j’aime faire la cuisine, trouver des recettes.

Voici un exemple de recette, globalement basé sur le livre Anticancer de D. Servan-Schreiber, pour les amateurs de « curry ». Pour les végétariens ne pas mettre de poulet, c’est très bon sans.

Ingrédients (pour deux personnes) :
-    deux petites carottes (ou une grosse)
-    deux petites courgettes (ou une grosse), bio
-     éventuellement un oignon jaune (ou une botte de petits oignons verts)
-    de la coriandre (ou du persil)
-    du riz, blanc ou basmati (quantité : en fonction de votre faim), Bio.
-    curry (poudre)
-    poivre
-    sel
-    huile d’olive
-    éventuellement un poivron rouge
-    (éventuellement, deux blancs  (ou aiguillettes) de poulet "filière lin – oméga 3".)



Préparation
- éplucher les carottes et les couper en fines rondelles
- couper les courgettes en fines rondelles, et ensuite en deux (pour faire des demi-lunes avec les tranches)
- (si vous avez choisi d’en mettre) éplucher en fines tranches le poivron rouge, en enlevant les graines
- (si vous avez choisi d’en mettre) éplucher les oignons et les couper en petits morceaux
- couper la coriandre / le persil
- pour les amateurs de poulet : couper les blancs de poulet en morceaux

Cuisson
-    faire d’abord cuire le riz et l’égoutter
-    faire cuire les carottes (dans une sauteuse avec un ou deux verres d’eau, avec un couvercle) (avec éventuellement les poivrons rouges)
-     quand la cuisson est avancée, ajouter les courgettes (éventuellement en ajoutant encore un peu d’eau)
-    une fois les légumes cuits, vider l’eau qui resterait éventuellement dans la casserole puis ajouter les oignons (éventuellement), puis le riz.
-    Ajouter le curry en poudre, le poivre, verser l’huile d’olive
-    Mélanger le tout, pour bien répartir l’huile d’olive, le curry et le poivre
-    Laisser chauffer avec le couvercle, remuer de temps en temps, l’idée est que l’ensemble des ingrédients s’imprègne bien de l’huile d’olive et du curry. Ajouter en début de cuisson (mais pas tout de suite) la coriandre (ou le persil).
-    Pour les amateurs de poulets. Lorsque vous ajouter la coriandre (ou le persil), commencer à faire revenir vos morceaux de poulets à la poêle, avec 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et le curry.

Quand le poulet est prêt, les légumes sont bien chauds. Vous pouvez servir dans l’assiette, d’un côté les légumes et de l’autre le poulet. Vous pouvez aussi mélanger. Un régal.

samedi 8 octobre 2011

(Manger du poisson ?) La Terre-Mer

whalenation.org
Les océans recouvrent 70% de la surface ce la planète. Par conséquent, lorsque nous disons que la Terre est malade, il s’agit en grande partie de la mer. Il faut savoir que 80% des pollutions marines viennent de la terre. (…)
Une autre blessure infligée aux océans est l’exploitation ou la surexploitation des ressources. De 75 % à 80% des espèces commerciales subissent un tel régime productiviste et intensif. En moyenne, on estime que près de 40% de la production des pêches est immédiatement rejetée en mer. Ce rejet est lié à une pratique, qui prend des proportions dramatiques, le by-catch, « prise accidentelle ». (…). On ne dira jamais assez que cette surpêche est entièrement motivée par des considérations économiques. Du point de vue d’un véritable développement, soucieux à la fois d’écologie et de justice sociale, le fait que 90% des poissons soient pêchés par 10% des pêcheurs est littéralement un non-sens. 
Les poissons ne sont pas les seules victimes. Il faut ajouter à la liste les récifs coralliens (qui ont diminué de 30%) et les écosystèmes marins, comme la mangrove qui a chuté de 50%. La mangrove se situe parfois à l’embouchure des fleuves. La biodiversité halieutique et forestière y est importante. Ce milieu produit une grande quantité de biomasse.
Entretien avec Isabelle Autissier, « La mer, entre ressources, culture et imaginaire », in Guérir la Terre, sous la direction de Philippe Desbrosses, édition Albin Michel, 2010, pp. 120-121.

dimanche 4 septembre 2011

Faut-il manger les animaux. Jonathan Safran Foer (2). Manger du poisson au lieu de la viande ?

Certains  nutritionnistes et  médecins nous incitent à manger plus de poissons que de viandes, ces dernières favorisant l'apport de matières grasses saturées et de cholestérol, les maladies cardio-vasculaires, la cancer du colon, les calculs rénaux, etc. Les poissons, en revanche, contiennent autant de protéines que la viande et des omégas 3 (pour les poissons gras comme le saumon). S'il est indiscutable que le poisson est bien meilleur que la viande d'un point de vue nutritionnel, les méthodes de pêches industrielles actuelles causent tellement de dégâts qu'elles n'incitent guère à se "reporter sur la consommation de poissons au lieu de viandes". Petite revue de ces méthodes dans un chapitre de l'ouvrage de Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?

Notre sadisme sous-marin
D’ordinaire, nous ne considérons pas de la même manière les poissons et les animaux terrestres, mais l’ « aquaculture » - l’élevage intensif d’animaux marins en confinement, n’est en fin de compte que l’élevage industriel sous-marin.
Beaucoup des animaux marins que nous mangeons, dont la grande majorité des saumons proposés dans le commerce, nous viennent de l’aquaculture. A l’origine, l’aquaculture avait été envisagée comme une réponse à la diminution des populations de poissons sauvages. Mais loin de réduire la demande en saumon sauvage, comme certains l’avaient annoncé, l’élevage de ce poisson n’a fait qu’accélérer l’exploitationet la demande internationale de saumon sauvage. De 1988 à 1997, la pêche au saumon sauvage a augmenté de 27% dans le monde entier, précisément au moment où la salmoniculture explosait.
Les questions liées aux élevages piscicoles n’ont rien de nouveau. Publié par l’indstrie elle-même, le Handbook of Salmon Farming détaille six « éléments clés du stress dans l’environnement de l’aquaculture » : la « qualité de l’eau », le « supeuplement », le « traitement », les « dérèglements », la « nutrition » et la « hiérarchie ». Traduites en langage clair, ces six sources de souffrance pour les saumons sont : 1) une eau si sale qu’il devient impossible d’y respirer ; 2) un peuplement si dense que les animaux commencent à s’entre-dévorer ; 3) un traitement si agressif que, dès le lendemain, on peut en mesurer l’impact psychologique ; 4) des dérèglements chez les éleveurs et chez les animaux sauvages ; 5) des carences alimentaires qui affaiblissent le système immunitaire ; et 6) l’incapacité à mettre en place une hiérarchie sociale stable, qui entraine un accroissement du cannibalisme. Ces problèmes sont typiques. Le manuel les présente comme des « composantes intégrales de l’élevage piscicole ».
L’abondance de poux de mer, qui se développent dans l’eau sale, est une source majeure de souffrance pour le saumon et d’autres poissons d’élevage. Ce pou provoque des lésions ouvertes et ronge parfois la chair de la tête du poisson jusqu’à l’os – un phénomène si courant que le secteur l’a surnommé la « couronne de mort ». Un seul élevage de saumons produit de gigantesques nuages de poux de mer, dans des proportions trente mille fois supérieures à ce que l’on rencontre dans la nature.
Les poissons qui survivent dans ces conditions (un taux de mortalité de 10 à 30% est considéré comme positif par beaucoup d’intervenants du secteur de l’élevage salmonicole) sont ensuite souvent affamés pendant sept à dix jours pour réduire leurs déchets pendant le transport jusqu’au site d’abattage. Puis on les tue en leur ouvrant les ouïes avant de les jeter dans une cuve d’eau où ils se vident de leur sang. Les poissons sont fréquemment tués alors qu’ils sont encore conscients, et ils meurent en se tordant de douleur. Parfois, on les étourdit, mais les méthodes d’étourdissement actuelles ne sont pas fiables et peuvent aggraver les souffrances des animaux. Comme dans le cas des poulets et des dindes, aucune loi n’impose que les poissons soient tués de façon humaine.
Le poisson péché au large constitue t-il une solution moins brutale ? Certes, avant d’être péchés, ces poissons mènent une vie bien meilleures, puisqu’ils ne vient pas dans des bassins surpeuplé et sales. C’est une différence qui a son importance. Mais intéressons-nous aux méthodes de pêche les plus courantes pour les animaux marins les plus consommés aux Etats-Unis : le thon, la crevette et le saumon. Trois méthodes prédominent : la ligne de traîne, le chalut et la senne coulissante. Une ligne de traîne ressemble à un cable téléphonique qui se déplace dans l’eau accroché à des bouées plutôt qu’à des poteaux. A intervalles réguliers le long de cette ligne principale, des lignes plus petites sont suspendues, chacune d’entre elles bardée d’hameçons. Imaginez maintenant non pas une de ces lignes de traîne à hameçons multiples, mais des dizaines, ou des centaines déployées l’une après l’autre par un seul bateau. Des balises GPS et d’autres appareils de communication électronique sont fixés aux bouées afin que les pêcheurs puissent les récupérer plus tard. Et, bien sûr, ce n’est pas un, mais des dizaines, des centaines, voire des milliers de bateaux qui, dans les plus grandes flottes de pêche, mettent ces lignes à l’eau.
Aujourd’hui, les lignes de traîne peuvent atteindre 120 km (…). On estime que 27 millions d’hameçons sont déployées chaque jour. Et les lignes de traîne ne tuent pas que leurs « espèces cibles », mais 145 avec elles ? Une étude a montré qu’environ 4,5 millions d’animaux marins sont tués chaque année en tant que prises accessoires par les lignes de traîne, dont à peu près 3,3 millions de requins, un million de marlins, 60 000 tortues de mer, 75 000 albatros et 20 000 dauphins et baleines.
Photo www.bycatch.org

Toutefois, même les lignes de traîne ne provoquent pas la quantité phénoménale de prises accessoires que l’on enregistre avec les chaluts. Le type le plus courant de chalut de pêche à la crevette ratisse une zone d’environ 25 à 35 mètres de large. Le chalut est traîné sur le fond de l’océan à une vitesse de 4,5 à 6,5 km/h pendant des heures, engloutissant les crevettes (et tout le reste) par une extrémité d’un filet en forme d’entonnoir. La pêche au chalut de fond, presque toujours pour les crevettes, est l’équivalent marin de la destruction de la forêt pluviale. Quelle que soit leur cible, les chaluts emportent poissons, requins, raies, crabes, seiches, coquilles Saint-Jacques – en général, à peu près une centaine d’espèces de poissons et d’autres animaux. Presque tous meurent.

Cette « moisson » d’animaux marins, digne de la politique de la terre brûlée,  a quelque chose de sinistre. En moyenne, une opération de pêche de ce type rejette 80 à 90 % des prises accessoires par-dessus bord. Les moins efficaces rejettent dans l’océan plus de 98% des animaux marins morts.
Nous sommes littéralement en train de réduire la diversité et le foisonnement de la vie océanique dans son ensemble (une chose que les scientifiques n’ont appris à mesurer que depuis peu). Les techniques de pêche modernes détruisent les écosystèmes qui entretiennent des vertébrés plus complexes (comme les saumons et les thons), ne laissant dans leur sillage que les rares espèces capables de survivre en se nourrissant de végétaux et de plancton, et encore. En consommant les poissons que nous désirons le plus, généralement des carnivores au sommet de la pyramide alimentaire comme les saumons et les thons, nous éliminons les prédateurs et provoquons un boom éphémère des espèces qui se trouvent un maillon en dessous de la chaine alimentaire. Puis nous pêchons ces espèces-là jusqu’à l’extinction, et descendons encore d’un degré. Le fait que ce processus soit extrêmement rapide en terme générationnels (…), et que le volume des prises lui-même ne diminue pas, confère à l’ensemble l’illusion de la durabilité. Personne ne vise délibérément la destruction de la ressource, mais l’économie du marché nous entraine inévitablement vers l’instabilité. C’est (…) comme si nous abattions une forêt abritant des milliers d’espèces pour créer de gigantesques champs où ne pousserait qu’un seul type de soja.
Le chalut et la ligne ne sont pas seulement inquiétants sur le plan écologique, ils sont également d’une rare cruauté. Dans les chaluts, des centaines d’espèces différentes se retrouvent broyées, déchirées sur les coraux, écrasés contre les rochers – pendant des heures – puis retirés de l’eau, ce qui provoque une douloureuse décompression (laquelle fait parfois jaillir les yeux des animaux de leurs orbites, ou leur fait vomir leurs organes). Sur les lignes de traîne aussi, les animaux marins sont généralement confrontés à une mort lente. Certains y restent simplement accrochés et ne meurent qu’une fois décrochés. Certains meurent des blessures causées par l’hameçon dans leur gueule ou subies en tentant de s’échapper. D’autres ne peuvent pas éviter les attaques des prédateurs.
Les sennes coulissantes (…) sont la principale technique utiliser pour pêcher (…) le thon. On déploie un filet autour du banc visé, et quand le banc est encerclé, on resserre le fond du filet comme si les pêcheurs refermaient une bourse gigantesque. Les poissons et toutes les créatures prises au piège sont alors regroupés et hissés sur le pont. Les poissons prisonniers des mailles des filets risquent  de finir lentement déchiquetés. Mais la plupart de ces animaux meurent en fait une fois sur le bateau, où ils vont s’asphyxier ou se faire couper les ouïes. Dans certains cas, les poissons sont jetés sur la glace, ce qui peut en réalité prolonger leur agonie. (…)
A quelles conclusions parviendraient la plupart des omnivores si chaque saumon qu’ils consomment était accompagné d’une étiquette précisant que des saumons d’élevage de 60 centimètres de long passent leur vie dans l’équivalent d’une baignoire pleine d’eau et que la pollution est si intense que leurs yeux saignent ? Et si l’étiquette citait la prolifération des populations parasites, l’augmentation des maladies, la dégénérescence génétique et les nouvelles maladies résistantes aux antibiotiques qui résultent de l’élevage piscicole ?
Il y a cependant des choses que nous savons sans avoir besoin d’étiquettes. Si l’on peut raisonnablement espérer qu’une certaine proportion de bœufs et de porcs seront abattus rapidement et avec soin, aucun poisson ne connaît une mort douce (…)
Que nous parlions de poissons, de porcs ou d’autres animaux que nous mangeons, cette souffrance est-elle la chose la plus importante du monde ? Manifestement pas. Mais là n’est pas la question. Cette souffrance est-elle plus importante que les sushis, le bacon ou les chicken nuggets ? Là est la question."

Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux, 2009, traduction Gilles Berton et Raymond Clarinard, 2010, éditions de l’Olivier, pp. 240-245