lundi 28 avril 2014

Tensions musculaires et états émotionnels


On entend souvent par santé le bien-être physique, l'absence de maladie, dans notre état actuel, comme dans notre état futur, c'est-à-dire lorsque nous serons âgés.  D'où l'importance de faire attention à ce que l'on mange, et surtout à faire attention à l'aspect sain de notre environnement : la pollution sur une longue période, l'empoissonnement d'un jour peuvent avoir des conséquences graves qui se révéleront bien plus tard. Le problème de la pollution étant qu'il s'agit d'un problème global sur lequel il n'est parfois pas possible d'agir individuellement. 
Il y a un autre aspect de la santé qui est parfois oublié, c'est le bien-être "mental". Et l'on oublie que ce bien-être mental peut-être lié au bien-être physique "Mens sana in corpore sano" comme dit la maxime.  C'est la dimension holistique du soin. Dans l'extrait qui suit, nous nous intéresserons aux postures. 

"Par les émotions positives ou négatives que nous vivons, nous libérons dans le corps des hormones type dopamine ou sérotonine, dans le premier cas, ou adrénaline ou noradrénaline dans le second. Ces hormones sont également sécrétées par l'intestin, le ventre étant le centre des émotions.
(...)
Notre corps est sans aucun doute l'enregistreur de notre histoire, physique et psychologique. Les charges affectives se greffent sur lui tout au long de notre parcours sans que le mental prenne part à ce processus. Le plus souvent, nous n'en avons pas conscience car la représentation de notre corps nous est étrangère.
(...)
Selon le spécialiste, la structure de notre corps serait impactée par trois émotions/conflits majeurs : la dévalorisation, la culpabilité et la peur. Pendant la petite enfance, les rôles du père et de la mère ont un impact déterminant sur la posture "Si l'enfant manque de père, il aura deux attitudes possibles : le pouvoir avec une posture de revanche, le thorax projeté en avant, ma masse abdominale vers l'arrière, plutôt tablette de chocolat, réactif dans le combat ; ou la soumission avec une colonne dorsale cyphosée en bosse et très lordosée (cambrée) en lombaire, réactif dans la fuite. A l'inverse, si c'est le père qui est très présent, le lien insécurisant à la mère pourra conduire à une compensation par la nourriture, une tendance à la surcharge pondérale avec un sous-développement de la masse musculaire pour ne pas se faire agresser. L'enfant manquera de tonus dans sa posture.
Durant l'adolescence c'est le sentiment de dévalorisation qui prédomine.

Les profils (déterminés par Godelieve Denys-Struyf)




Agir sur sa posture

Notre posture n'est pas la même quand nous sommes en forme ou déprimé. Nous avons une structure de base mais en fonction des événements que nous vivons et de notre travail corporel, notre posture peut se modifier. Le fait de retrouver une mobilité dans nos mouvements en agissant directement sur le corps, modifierait nos états d'esprit et notre comportement (...).
Selon l'ostéopathe, c'est tout le travail effectué en fasciathérapie qui tend à équilibrer les tensions de notre axe crânio-sacré par la libération des fascias, des tissus de nos muscles, viscères et organes, pour redonner de l'expansion à nos muscles et redresser notre structure. Bien sûr la posture idéale serait la verticalité mais personne ne correspond à ce modèle. En posturologie, les praticiens prescrivent des semelles posturales qui jouent sur les points d'appui dans le sol pour modifier le centre de gravité du patient et reprogrammer ainsi la posture. La plupart des ostéopathes s'en accordent : notre place dans l'espace dépendrait en effet de notre équilibre dans le sol et de notre système auditif et oculomoteur.

I. Frenay, "Posture, ce qu'elles racontent de vous", in Alternative Santé n°388, Mai 2011, pp. 40-42

dimanche 9 mars 2014

Le point sur la règle du 421 GPL


Glucides, Protéines, Lipides constituent les trois composants nécessaires à une bonne alimentation. Ils doivent être consommés dans certaines proportions, mais il faut également tenir compte d'autres composants présents dans la nourriture, dont le corps à besoin :

Source : http://www.rts.ch/decouverte/sante-et-medecine/corps-humain/manger-bouger/4661077-lexique-de-l-alimentation.html

"Avant d'aborder l'intérêt d'un aliment, il est nécessaire d'en situer la place dans un ensemble plus vaste capable de couvrir tous les besoins de l'organisme. Trois grandes classes sont nécessaires : les glucides, les protides et les lipides.
Les premiers servent de carburant et comprennent les aliments d'origine végétale : fruits, légumes, féculents, céréales, champignons...
Les seconds sont des éléments de construction. Comme les cellules du corps sont continuellement en train de se renouveler, il y a toujours besoin de protides (ou de protéines). Et plus encore, en période de croissance.
Les troisièmes, représentés par les huiles et autres corps gras, sont particulièrement importants pour fluidifier les mécanismes vitaux. ils sont nécessaires, par exemple, au bon fonctionnement des membranes des cellules.
Le trio GPL constitue le socle de l'équilibre alimentaire. Mais il est nécessaire de disposer de beaucoup de glucides pour "carburer" convenablement, on dit qu'il faut 4 rations. Côté protides, 2 suffisent ; enfin, en ce qui concerne les lipides, 1 seule est nécessaire. Le trio GPL devient 421 GPL.
Mais la complexité des aliments eux-mêmes complique singulièrement l'affaire. Par exemple les céréales et les légumineuses peuvent être considérées comme sources de glucides ou de protéines, le fait de leur adjoindre des protéines animales tend à leur donner une fonction de glucides, alors que les utiliser seules conduit à les considérer comme protides.
De même, la viande contient des protéines mais aussi des lipides, les oeufs également. Si on prend une viande grasse, un bifteck persillé par exemple ou une côté de proc, il faudra réduire l'apport en lipides. De même, les fruits secs oléagineux (noix, noisettes, amandes) peuvent servir d'apports lipidiques.
Sans remettre en cause l'équilibre 421, l'avancée des connaissances vient préciser certaines données, comme l'importance accordée désormais aux acides gras polyinsaturés (oméga 3) des huiles de colza et de certains poissons gras.
Un autre élément est à prendre en compte : la teneur en vitamines, en minéraux et en autres micronutriments. 
Heureusement, il existe en la matière une règle simple : moins les aliments sont transformés et plus ils sont produits de façon saine (le préférable étant la production biologique), plus ils sont riches en micronutriments. On veillera à les dénaturer le moins possible en les préparant rapidement après achat et en adoptant des techniques de cuisson douce.
Quoiqu'il en soit, le 421 GPL reste une règle de base, à équilibrer sur les trois principaux repas d'une journée, voire sur l'ensemble d'une semaine."

C. Baudet "Manger équilibré avec la règle du 421 GPL", in Alternative Santé n°354, avril 2008.

Le point sur le chocolat et le cacao

Le cacao peut être très bénéfique, à certaines conditions. Un point sur ce sujet :
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fève_de_cacao

Les fèves de cacaoyer  fermentées, torréfiées, puis broyées, donnent la pâte de cacao, le pressage de cette dernière permet de séparer le beurre de cacao et un tourteau solide, qui peut être transformé en poudre de cacao. Le chocolat est obtenu par adjonction de sucre, de beurre de cacao et, éventuellement, de lait, d'amandes, etc.
Un chocolat comprend 34% de cacao. On parle de chocolat noir à partir de 50% mais un produit de qualité en contient 60% ou plus. Un chocolat à 64% de cacao est composé de 39% de glucides (amidon de cacao et sucre), 37% de lipides et 8% de protéines pour 100g (poids moyen d'une tablette)
On retiendra ensuite sa richesse en fibres, minéraux (magnésium potassium, phosphore, fer), oligoélements (cuivre, zinc, manganèse), vitamines (béta-carotène, B, E-, polyphénols, caféine et théobromine. C'est donc un aliment énergétique (plus de 500 calories pour 100g) fort apprécié, à juste titre, par les randonneurs et les sportifs. Mais, à cause de ses qualités gustatives indiscutables, il est trop vite eonéré aujourd'hui de ses méfaits.
Plus il est fort en cacao, plus un chocolat est gras. Une consommation élevée peut contribuer à des difficultés digestves et à une surcharge de la vésicule biliaire, plus encore s'il contient du lait, de l'alcool, des amandes et s'ajoute à une alimentation riche en graisse. A des taux de cacao moindres, c'est sa richesse en sucres qui augmente, tandis que sa teneur en fibre diminue.
La caféine du chocolat ainsi que sa théobromine ont des effets stimulants.
(....)
Si l'on veut profiter pleinement de ses bienfaits sans es inconvénients, c'est sous sa forme liquide, le cacao, qu'il faut le consommer. Avec 20G de poudre de cacao pur, dégraissé et non sucré, pour un bol d'eau, on a une boisson stimulante très riche en magnésium, fibre et polyphénols aux effets antioxydants. On peut y ajouter une cuillère de miel et un peu de lait, mais pas trop.

R. Pluchet, "Chocolat et cacao", in Alternative santé n°351, janvier 2008, p.35

samedi 1 février 2014

Nanoparticules et Modification de l'ADN

"Une étude britannique révèle l'existence d'un effet indirect des nanoparticules qui endommageraient "à distance" l'ADN des cellules. (…)
L'équipe de Charles Patrick Case de l'hôpital Southmead de Bristol (UK) a réalisé des expériences mettant en jeu des nanoparticules en alliage de cobalt-chrome d'environ 30 nanomètres de diamètres, comme celles utilisées dans des prothèses médicales de hanche. Les expériences ont montré que ces nanoparticules peuvent endommager l'ADN de cellules situées au-delà d'une barrière cellulaire (telles celles qui protègent de nombreux organes), sans pourtant la franchir. Cet effet indirect résulterait d'un mécanisme nouvellement mis au jour, lié à la transmission de signaux entre cellules via par exemple les "canaux de transmission" de la barrière.
Cependant, dans ce cas, les nanoparticules n'induisent pas la mort des cellules contrairement à ce qui se produit quand elles sont mises directement en contact avec des cellules. Ces résultats suggèrent, selon les auteurs, la nécessité de prendre en compte les effets indirect lors de l'évaluation de la toxicité des nanoparticules."


 Nature Nanotechnology "Nanoparticules can cause DNA damage across an cellular barrier" de Gevdeep Bhabra, analyse par S. Casalonga, in Pollution atmosphérique, n°205 janvier-mars 2010

Ecologie : détente ou cycle infernal

La diffusion des préoccupations écologiques et environnementales dans les différents publics (grand public, monde politique, communauté scientifique, monde associatif) a connu une brusque accélération entre les années 1960 et le début des années 1970. En 1972 est publié le rapport The Limits to Growth (1972) par Donella et Dennis Meadows et Jorgen Randers. La même année  se tient la conférence de Stockholm de l'ONU sur l'environnement, de même que l'adoption de la Convention de Londres sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets.  Greenpeace est créé en 1971, quand des militants nord-américains s'opposent à des essais nucléaires US en Alaska. Dans les années soixante le public avait déjà été touché de certaines catastrophes de grande ampleur comme le naufrage du pétrolier Torrey Canyon (1967). Il avait aussi été alerté par la disparition de certaines espèces sauvages, notamment les baleines : WWF est créé en 1961. En 1962 la biologiste américaine Rachel Carson publie Silent Spring qui suggère que le DDT et les autres pesticides peuvent provoquer le cancer et détruire la vie sauvage, en particulier les oiseaux. L'ONG Les Amis de la terre avait été créée en 1969. James Lovelock publie ses théories sur Gaia dans les années 1970. Paul R. Ehrlich publie The Population Bomb en 1968 qui fait prendre conscience des limites de la Terre par rapport à l'augmentation de la population. Parallèlement le terme d'ethnocide est remis au goût du jour à partir de 1970 : les cultures minoritaires  sont détruites la civilisation occidentale.

Aujourd'hui les différentes préoccupations écologiques ont toujours leur place dans le débat public, politique ou scientifique. L'écologie a même trouvé une place dans le monde des producteurs économiques : le "développement durable" traduit l'idée développée par certains qu'il est possible de faire cohabiter le modèle économique capitaliste avec les préoccupations environnementales.

Car au bout du compte, tout le problème se situe bien là : c'est le système de production économique "occidental" et son corollaire la société de consommation, qui cause des dommages majeurs à l'éco-système et par-là - au minimum - à la santé de l'Homme.

Ce qui nous frappe aujourd'hui, c'est que les ouvrages publiés à cette époque sont toujours d'actualité, une voire deux générations plus tard.
Extraits d'un ouvrage publié en 1973 par Pierre Samuel, fondateur du groupe écologiste Survivre et vivre (1970), avec Alexandre Grothendieck et Claude Chevalley : Ecologie : détente ou cycle infernal (pp. 179-181)

"Pour augmenter le rendement, on fait absorber aux volailles des hormones qui accélèrent leur croissance ; les effets cancérigènes et sexuels de ces hormones commencent à être connus. Afin d'éviter les maladies du bétail, on procède fort brutalement : on mélange des antibiotiques à sa nourriture, que les bêtes soient malades ou non. Or on sait bien que les microbes deviennent résistants aux antibiotiques (…). Non contente d'ajouter à notre nourriture des produits aux effets plus que douteux, l'industrie alimentaire enlève aux produits naturels des éléments  très importants pour l'équilibre de notre alimentation. Un exemple classique est celui du pain : les procédés actuels rejettent de la farine le germe de blé, pourtant une source remarquable de vitamines et de protéines (…)
De plus, lorsque l'industrie alimentaire prétend mettre sur le marché des aliments particulièrement nutritifs, il ne faut pas la prendre au pied de la lettre. On fait, par exemple, beaucoup de bruit dans les pays anglo-saxons et nordiques sur la valeur nutritive des céréales pour petits déjeuners, en particulier en vue de la croissance des enfants. Certaines sont fort bonnes. Mais des études ont montré que beaucoup des céréales sur le marché contiennent bien plus de sucres que de protéines, de vitamines et d'éléments minéraux. "


"Revenons au coeur des tensions alimentaires sur nos corps. Les protéines sont des composants indispensables de notre alimentation. Dans les pays occidentaux, la nourriture de la majorité de la population est riche en protéines, mais elles sont le plus souvent d'origine animale, ce qui entraîne deux inconvénients.D'une part, sauf dans le cas du poisson, elles sont accompagnées de graisses dites "invisibles", dont la consommation excessive est une des causes de l'augmentation considérable des maladies "de civilisation". D'autre part le passage par l'intermédiaire animal est une voie fort dispendieuse de se procurer des aliments : la consommation directe des produits végétaux requiert en gros sept fois moins de surface qu'une consommation équivalente de produits animaux ; il est tristement paradoxal que, pour leur alimentation et celles leur bétail, les pays riches importent des protéines venant du tiers Monde. Ainsi une meilleure production et une plus grande utilisation directe des protéines végétales - venant par exemple des céréales complètes et des légumineuses (haricots, pois chiches, etc.) - sont très souhaitables. Une oreille  plus attentive  devrait être portée à ce que disent sur ce sujet les mouvements pour une alimentation naturelle. Mais cela n'implique nullement de renoncer à toute nourriture d'origine animale : elle est agréable à beaucoup de palais et il y'a des terres qui se prêtent bien mieux à l'élevage qu'à la culture." Pierre Samuel, pp. 193-194

Ces deux petits exemples illustrent bien que les thématiques abordées en 1973 sont toujours les mêmes en 2014. Cela s'est même aggravé :  les protéines provenant des poissons sont aujourd'hui largement polluées.

Si l'écologie a remporté des succès, cela se situe pour l'instant à la marge : agriculture biologique, interdiction de certains gaz, protection de certaines espèces, parcs naturels…
Le système responsable des différentes aberrations  écologiques n'a pas changé.

Un exemple de "succès" qui peut être cité est celui du recyclage des déchets.

Pierre Samuel écrivait en 1973 (pp. 384-386) : "Notre société industrielle organise ses processus de façon linéaire : elle s'occupe un peu de l'origine des matières premières qu'elle utilise, beaucoup de leur transformation en produits et du transit de ces produits à travers la société, et pas du tout de ce qu'ils deviennent ensuite.(…) elle veut ignorer que les processus de la vie se font par cycles et que, sur Terre, la vie n'aurait pu se maintenir pendant des milliards d'années, et encore moins évoluer, si les déchets d'une espèce ne devenait pas la nourriture d'une autre. Il y a donc grand intérêt à composter nos déchets ménagers afin qu'ils servent d'engrais. ces déchets sont des matières organiques complexes et "nobles" ; le compostage, opération chimique douce, conserve l'ordre de complexité de leurs molécules ; la combustion, opération brutale, détruit cette très utile complexité.

Il y a aussi du papier, des matières plastiques, des métaux et du verre. Chacun de ces produits est intéressant et se prête au recyclage. c'est bien connu pour le papier et les métaux, et les récipients de verre non brisés sont réutilisables. la question est peut-être  moins bien au point pour les matières plastiques, mais, si on s'en donne la peine, elle est surement à la portée de notre habileté technique. (…) Laisser perdre ces remarquables produits serait manquer de respect à la fois pour les millions d'années où des micros-organismes vivants ont accumulé l'énergie solaire dans les liaisons chimiques du pétrole, et aussi pour les habiles chimistes qui ont su transformer ce pétrole en matières plastiques. Le dégagement d'acide chlorhydrique est le symptôme que nous ne faisons pas ce qu'il faut en les brûlant.
Ainsi, un recyclage cohérent de nos déchets ménagers exigerait qu'ils soient séparés (déchets de nourriture et fibres textiles naturelles, papier, matières plastiques, verre, métaux) et qu'on ne les mélange pas aux déchets industriels. (…) Mieux vaudrait que chaque ménage dispose de 4 ou 5 poubelles ou sacs d'ordure."

Aujourd'hui, le tri et le recyclage sont une réalité, même si tous les déchets ne sont pas encore entrés dans ce cycle de vie.

Qu'est-ce qui fait qu'une préoccupation écologique se traduise dans les faits ?

Dans le cas de l'agriculture biologique ou du recyclage, la réussite tient à ce que l'écologie a rencontré l'intérêt économique : le "bio" rapporte car il y a un marché pour ces produits. De même le recyclage dégage aujourd'hui des milliards d'euros de chiffre d'affaire par an en France, en particulier car le prix des matières premières est en hausse au niveau mondial.

Le chemin a été long. Le recyclage fonctionne bien qu'il coûte aux ménages en termes d'impôts locaux et de "liberté" (il est plus facule de tout jeter en une seule poubelle que de trier). Heureusement la majeure partie des "ménages" comprend bien que mieux vaut recycler que de voir des décharges au bord des routes (pollution visuelle et olfactive) ou de risquer une pollution majeure via décharges interposées. 
Dès  le 15 juillet 1975 est arrêtée la directive de l'Union européenne relative aux déchets. La France la transpose par la loi no75-633 du 15 juillet 1975 relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux.
Aujourd'hui, la préoccupation du recyclage se traduit via le développement du réseau des "Ressourceries".
Inversement, la pollution des algues vertes sur les plages de Bretagne n'a rien changé au modèle économique d'élevage du porc dans cette région.

dimanche 20 octobre 2013

Le Cholesterol

Le cholesterol est indispensable à la fabrication des membranes des cellules du corps, de la bile et de certaines hormones. Le problème n'est pas d'en avoir mais d'en avoir trop par rapport à la norme admise de 2g /l. Enfin, presque.
Le cholesterol total fait partie, avec les triglycérides, de la famille des lipides (graisses) sanguins. Ils sont véhiculés par des molécules appelées "lipoprotéines". Il existe plusieurs variétés de lipoprotéines, dont les LDL (Low Density Lipoproteins) et les HDL (High Density Lipoproteins). Quand le cholesterol se trouve lié à des LDL, il joue un rôle dans la formation des plaques d'athérome (accumulation anormale de cholesterol dans la paroi d'une artère) et de lésions vasculaires (en particulier des coronaires). Au contraire lié aux HDL, il a un rôle protecteur (Le LDL cholesterol part du foie pour déposer le cholesterol dans les cellules. A l'inverse, le HDL reprend le cholesterol pour le ramener vers le foie, empêchant son dépôt sur les parois des artères).
Un taux de cholesterol total normal ne signifie pas que tout risque est écarté, d'autres anomalies lipidiques sont à prendre en considération. En particulier celles concernant les triglycérides (TG). Les hypertriglycéridémies (taux élevé de TG au-delà de 2 grammes par litre de sang) s'accompagnent d'une augmentation du risque vasculaire et de thrombose (formation de caillots)
D'où viennent ces lipides dont le surplus est préjudiciable à la santé ? Niveau cholesterol, il y a deux pourvoyeurs : le foie (endogène) et l'alimentation. Une alimentation supprimant tout apport de cholesterol extérieur n'empêche pas le foie d'en fabriquer.
Par contre les triglycérides sont apportées par l'alimentation : sucres rapides (confiseries, gâteaux, confitures et fruits) et alcool. De façon générale, la première action à entreprendre face à un mauvais bilan lipidique est de réfléchir à son alimentation et à ses habitudes de vie.
Cécile Baudet,  in Alternative Santé l'impatient, n°287, p. 20


Manger moins de graisses d'origine animale

Finlandais, Hollandais et Etats-Uniens consomment dix fois plus de graisses ou de lipides que les Japonais. Elles représentent 37% à 40% de l'alimentation des habitants de ces trois pays. Les graisses ou lipides ne représentent que 9% de l'alimentation des Japonais. Ainsi le taux de cholesterol chez les Nippons est très bas.
La Finlande détient le record de consommation de graisses saturées (21% de l'alimentation contre 3% au Japon). Ancel Kays, qui a suivi ces populations sur trente ans, montre que les graisses saturées diminuent l'activité des récepteurs du cholesterol qui, pénétrant moins bien dans les cellules, augmente dans le sang. La Finlande détient aussi le record du monde de décès par infractus du myocarde ou insuffisance coronarienne. Le Japon peut se prévaloir de records opposés. C'est le pays où l'on meurt le moins d'accidents coronariens.
Michel Lorgeril (...) a proposé, à 600 patients ayant eu un infractus, le "régime méditerranéen". Suivi durant quatre ans en moyenne, il a permis de réduire le nombre de décès d'origine cardiaque (baisse de 70%), des infractus non mortels (baisse de 73%) et des autres troubles cardiaques ou vasculaires (baisse de 76%).
Les règles à suivre peuvent se résumer ainsi, explique Michel de Lorgeril. Utilisez davantage de céréales, sous forme de riz ou de pain. Les légumes secs et les fruits secs sont hautement recommandés. Avec une menton spéciale pour les noix ! Manger du poisson, gras de préférence (thon, saumon, maquereau, sardine) deux fois par semaine. Consommez des fruits et légumes abondamment ... sans limite. En revanche, nos menus devraient comprendre moins de produits laitiers et animaux. "Les principaux aliments à éviter restent le beurre, la crème, et même les margarines, surtout celles à base d'huile de tournesol, ajoute t-il. Comme matières grasses, utilisez exclusivement l'huile de colza, riche en acide alpha-linolénique, et l'huile d'olive.

Richard Belfer, in Alternative Santé l'impatient, n°287, pp.24-26

vendredi 6 septembre 2013

"La forme par l'alimentation"

A l'heure de la rentrée, un point sur les aliments qui aident à vaincre l'épuisement. Extrait de l'ouvrage de Selene Yeager, dont quelques extraits ont été donnés ici et

L'épuisement

 Nourrir le cerveau
Certains aliments rendent las et somnolent, tandis que d'autres fournissent de l'énergie en guise de carburant. Pourtant, il n'y a pas bien longtemps que les scientifiques ont commencé à en comprendre la raison. Comme c'est si souvent le cas, c'est dans le cerveau que l'on trouve un début de réponse.
Nos sentiments, notre humeur du moment, comme notre niveau d'énergie, sont dans une large mesure régis par les neurones. Ces cellules nerveuses du cerveau communiquent grâce à des médiateurs chimiques que l'on appelle des neurotransmetteurs. Diverses études ont montré que les fluctuations des taux de certains d'entre eux, comme la dopamine et la norépinéphrine, pouvaient avoir une influence considérable sur les niveaux d'énergie. C'est pour cette raison qu'ils sont parfois qualifiés de médiateurs chimiques "réveille-matin". Des travaux scientifiques ont montré que l'être humain a tendance à réfléchir plus rapidement et davantage motivé lorsque son cerveau génère de grandes quantités de ces substances chimiques. L'alimentation fournit la matière première nécessaire à la production des neurotransmetteurs. Nos aliments habituels (de même que ceux que nous évitons d'absorber) peuvent jouer un rôle important dans notre état général. Il s'agit ici d'une véritable symphonie de médiateurs chimiques dans le cerveau dont les taux fluctuent tout au long de la journée.
L'élément de base servant à construire la dopamine et la norépinéphrine, par exemple, est un acide aminé : la tyrosine. Les taux de tyrosines augmentent quand on absorbe des aliments contenant beaucoup de protéines, comme le poisson, le poulet, ou le yaourt maigre. Pourtant, il ne sert à rien de se gaver de protéines pour avoir de l'énergie. Il suffit d'absorber 85 à 115 grammes d'un aliment contenant une abondance de protéines, comme du blanc de poulet grillé ou un oeuf dur, pour fournir la tyrosine nécessaire à des taux élevés de dopamine et de norépinéphrine.
Même si les aliments riches en protéines peuvent stimuler notre énergie, les matières grasses qui les accompagnent souvent risquent d'avoir l'effet inverse. La digestion des matières grasses supplémentaires nécessite un apport sanguin supplémentaire ; le cerveau est donc privé du sang dont il a besoin et nous éprouvons alors une grande lassitude.

Retour à l'essentiel
Si l'on souhaite obtenir plus d'énergie par l'alimentation, il suffit bien souvent de manger davantage de fruits et de légumes et de veiller à obtenir plus de minéraux essentiels comme le fer. Une étude a permis de montrer que les sujets qui absorbaient au moins 400 mg de vitamine C par jour disaient éprouver moins de fatigue que ceux qui en prenaient moins de 100 mg. Dans les deux cas, bien entendu, la quantité de vitamine C absorbée dépassait largement l'apport journalier, qui est de 60 mg. Il est facile d'absorber davantage de vitamine C par l'alimentation. Un verre de 225 ml de jus d'orange, contient 82 mg de vitamine C.  Une portion de 100 g de fraises en fournit 42 mg, et une portion de 100 g de brocolis cuit en contient 70 mg.
Le fer est également indispensable pour avoir de l'énergie, en particulier chez la femme, qui peut en perdre de grandes quantités lors de ses règles. (...) Même une carence marginale en fer peut plonger dans l'apathie. Heureusement, il est très facile d'obtenir du fer par les aliments. Une quantité de 100 g de farine de blé complet, par exemple, fournit 3,5 mg de fer [20-25% de l'AJR pour la femme, 35% de l'AJR pour l'homme]. La viande rouge est une autre bonne source de fer. Un steack grillé (flanchet) pesant 85 g contient 2 mg de fer [10-12% de l'AJR pour la femme et 20% de celui pour l'homme]

Les aléas des glucides
S'il est vrai que les aliments riches en protéines ont souvent pour effet d'augmenter notre énergie, les féculents comme les pâtes ou les pommes de terre, surtout lors du repas du midi, peuvent au contraire créer une somnolence. Une fois de plus, la chimie du cerveau nous en donne l'explication.
Quand on mange des aliments riches en glucides comme des pommes de terre ou du riz, un acide aminé appelé tryophane est libéré et envoyé jusqu'au cerveau. Cela déclenche un processus générant de la sérotonine, un agent chimique doté d'un effet calmant, et qui harmonise notre humeur. Notre organisme est extrêmement sensible : il suffit de manger 30 g de riz pour déclencher un flux de stérotonine.
Au cours d'une étude, des chercheurs ont administré aux participants, en milieu de journée, des types de repas très divers pour déterminer l'influence de l'alimentation sur le niveau d'énergie. L'un de ces déjeuners était constitué d'aliments maigres et riches en glucides, un autre avait une teneur moyenne en matières grasses et en glucides, et le troisième se composait d'aliments gras, avec très peu de glucides. Comme on pouvait s'y attendre, les sujets qui absorbaient un repas riche en glucides (comme d'ailleurs  ceux qui prenaient un repas particulièrement gras) disaient éprouver davantage de lassitude et de confusion que ceux dont le déjeuner présentait une teneur moyenne en glucides.
Il s'agit d'équilibrer protéines et glucides de telle manière que l'essentiel de notre alimentation se constitue de glucides complexes, accompagnés d'une petite quantité de protéines.
Paradoxalement, l'inverse se produit chez une catégorie de personnes appelées "boulimiques de glucides". Les scientifiques ne savent pas encore pour quelle raison ces individus semblent obtenir un surcroît d'énergie après un repas riche en glucides. Selon des chercheurs, ce besoin pourrait être une tentative de l'organisme pour faire augmenter de trop faibles taux de sérotonine.

Si vous appartenez à cette dernière catégorie, surtout ne faites rien pour combattre cette tendance. Au contraire, prenez plaisir à déguster au repas de midi n'importe quel féculent. pendant que vous y êtes, offrez-vous en milieu de matinée une collation riche en glucides comme des biscuits complets salés ou une banane, ce qui vous évitera le "coup de pompe" de midi.
Précisons au passage qu'il est généralement préférable de fractionner les prises alimentaires tout au long de la journée, plutôt que de faire deux ou trois repas substantiels. En prenant des repas moins consistants, vous maintiendrez des taux glicémiques plus stables, ce qui contribue à prévenir la fatigue.

Des aliments soporifiques

Il est seulement 15h et déjà, vous n'en pouvez plus. Le café n'y changera rien. Les recherches ont bien montré qu'une ou deux tasses de café par jour pouvaient stimuler la vigilance et les fonctions mentales, mais l'absorption quotidienne de grandes quantités de ce breuvage aurait plutôt l'effet inverse. Il en va de même des aliments sucrés "consolateurs" comme les beignets, qui peuvent entraîner momentanément un sursaut d'énergie, hélas très vite suivi chez la majorité d'entre nous par un "coup de pompe" tout aussi rapide et beaucoup plus prolongé.
Le sucre peut aggraver l'impression de fatigue, surtout chez les sujets particulièrement sensibles. Contrairement aux féculents, qui libèrent leur énergie très progressivement dans le sang, le sucre (=glucose) s'y déverse d'un seul coup, provoquant des pics de glycémie. En réaction, le corps génère de l'insuline, qui prélève rapidement le sucre dans le sang pour le transporter jusqu'aux différentes cellules du corps. Le résultat, bien entendu, est une chute brutale du taux de glycémique (taux de sucre dans le sang). Plus ce taux s'abaisse, plus on se sent épuisé.
Le sucre peut également être à l'origine de la fatigue, car il stimule indirectement la production de sérotonine. Cet agent chimique du cerveau joue un rôle sédatif.
(...)
Au cours d'une étude, des chercheurs ont administré pendant deux semaines à des personnes chroniquement sujettes à la fatigue, à la dépression et aux sautes d'humeur, une alimentation sans sucre et sans caféine. Comme on pouvait s'y attendre, beaucoup d'entre elles n'ont pas tardé à éprouver un soulagement considérable grâce à ce régime.

Extrait p.460-464
Selene Yeager, Guide des alicaments, Marabout, 1998.